Article avec repères
Les Médias 04 à 09
La santé mentale sans écran total - Humour et santé morale - A quoi sert un pédopsy - Engrenage parano et course de l'imaginaire
Mis en ligne le 30 juin 2001, sous l'intituléSanté mentale stigmatiséeen réaction à l'article
paru le 27 juin 2001dans
par
04."La Ligue [bruxelloise francophone pour la santé mentale] lutte en effet contre la stigmatisation de la santé mentale, ravalée "spontanément" au champ étroit et effrayant de la folie"
On a déjà dit ailleurs ce qu'on pouvait penser de la soi-disant "stigmatisation" des malades mentaux et de la maladie mentale. Ici, le journaliste nous présente un concept apparemment nouveau: celui de la stigmatisation de la santé mentale. A la lecture de cet article, il n'est guère possible de décider qui, de la Ligue bruxelloise francophone pour la santé mentale, ou du journaliste, s'empêtre dans les concepts, métaphores et formules pleines de contradictions internes.
En effet, si, comme son nom tendrait à le faire croire, la "Ligue bruxelloise francophone pour la santé mentale" est une association oeuvrant (?)
la santé mentale, elle-même ne peut que la porter en haute estime et ne peut la considérer, sûrement avec nous tous d'ailleurs, que comme un état souhaitable et désiré. On imagine mal que quiconque de bon sens puisse la stigmatiser, à moins d'être affligé de sérieux troubles du langage, ou d'être gravement brouillé avec la sémantique.
L'état de santé
lequel cette association s'investit, on le transformerait donc (on le "ravalerait spontanément") en folie effrayante confinée dans un "champ étroit" (
de l'ordre de 3% de la population)?
Après cette lecture, serait-on inexcusable si on s'imaginait (
sûrement à tort!) que la "Ligue bruxelloise francophone pour la santé mentale" ne s'occuperait, peut-être, que de ceux qui ne rentrent pas dans "le champ étroit et effrayant de la folie", c'est-à-dire si on pensait (
certainement en se trompant!) que cette association aurait décidé d'ignorer les [
"quelques pauvres milliers de"] malades mentaux psychotiques chroniques de la Région Bruxelloise, du Brabant wallon et de Wallonie ("
faire l'impasse", comme on dit)? Soyons sûrs, au contraire, que pareille interprétation ne correspondrait en rien à la réalité et qu'elle ne serait que le résultat de la lecture superficielle d'un texte d'une technicité trop ardue pour le commun des mortels...
Accessoirement, dans ce même article, il est fait mention de " la découverte freudienne de l'inconscient". Une fois de plus, on entretient la mystification et, comme à plaisir, on encourage et on pérennise la désinformation. Tout le monde, aujourd'hui, sait ou devrait savoir que Sigmund Freud n'a, en fait, jamais rien découvert. Il n'a jamais fait que tout inventer, tout imaginer, y compris le "résultat favorable" des cures qu'il prétendait avoir lui-même menées à leur terme et à bien. C'était peut-être son droit, quoiqu'aujourd'hui, pareille attitude provoquerait un tollé général et serait plutôt considérée comme le fait du gourou de l'une ou l'autre secte plus ou moins suspecte. Mais il n'avait pas le droit de faire passer ses "inventions" pour des vérités scientifiques, et ceux qui se réclament de lui ne rendent pas service à leur cause ni à ceux qu'ils prétendent "soigner". Invoquant un menteur notoire, ils se discréditent eux-mêmes.
Mis en ligne le 6 août 2001, sous l'intituléHumour et santé moraleen réaction à l'annonce
parue le 28 juin 2001dans
mentaux avec humour"
Cette perle de "lapsus freudien" a été ramassée dans l'édition en ligne (section Ath - Tournai) de la Dernière Heure. Est-ce l'humour involontaire du (de la) journaliste qui transparaît, ou bien faut-il réellement améliorer la moralité du grand public?
Mis en ligne le 22 septembre 2001,sous l'intituléDéveloppement imaginéen réaction à l'article
paru le 20 juillet 2001dans
Voilà ce que nous affirme une pédopsychiatre interrogée à propos du rôle de ces spécialistes auprès d'enfants malades. O.K., O.K., d'accord, d'accord, mais on aimerait quand même mieux que leurs traitements et les espoirs qu'on y place ne se basent pas que sur leur imagination...
| Mis en ligne le 6 octobre 2001,sous l'intituléA travers les axesen réaction à l'article |
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| paru le 25 septembre 2001 dansLe Journal du Médecin (N° 1372, p. 11) |
| "Des axes pour par un immense chantier"Thierry Goorden |
Voilà, rapportées par Mr Thierry Goorden, les intentions du ministre wallon des Affaires sociales et de la Santé, Mr Thierry Detienne. On pourrait se demander s'il s'agit d'actions de télépathie ou d'opérations de calcul mental? Un peu plus loin et, sans nul doute à bride abattue, Mr Thierry Goorden nous dit: "Thierry Detienne souhaite encore, au-delà de l'abattement des frontières, garantir la professionnalisation des interventions,..." (Cela voudrait-il dire que le ministre - ou le journaliste - a de l'abattage? ) Qu'à cela ne tienne, ne nous laissons pas abattre!
Mis en ligne le 3 novembre 2001, sous l'intituléDécalons l'engrenage en réaction à l'article
paru le 19 octobre 2001dans
par
C'est sur cette phrase tout à la fois empreinte d'une poésie sibylline et émaillée de métaphores mécanistes et peut-être sportives (quelle course?) que Nathalie Cobbaut conclut son interview d'un thérapeute (psychanalyste) à propos de la paranoïa. Vous ne la comprenez pas? Ne vous en faites pas pour cela, car l'important n'est pas de comprendre...
On y trouve aussi: "Notre personnalité s'élabore autour de l'image que l'on a de soi et que l'on offre aux autres."
Ce qu'il y a d'admirable dans les affirmations des psychanalystes, c'est qu'on peut retourner leurs phrases et qu'ainsi renversées, elles ont autant, sinon plus de signification que dans leur "sens" original. C'est ainsi qu'on aurait pu dire "L'image qu'on offre aux autres et qu'on a de soi s'élabore autour de notre personnalité." Mais il vaut mieux ne pas tenter d'en discuter avec eux...
("Je suis parano et je me pourris le vie." (sic) On aura remarqué le "lapsus calami excessivement freudien" qu'on s'est permis de souligner.)
| Mis en ligne le 2 décembre 2001,sous l'intituléA l'affût de l'absenceen réaction à l'article |
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| paru le 13 novembre 2001 dans Le Journal du Médecin, N°1385, p. 4 |
| "Trois approches et leurs conséquences"parMaurice Einhorn |
Cette option est évoquée, mais pour aussitôt l'écarter, par le Dr Norman Sartorius, psychiatre, ancien président de l'Association Mondiale de Psychiatrie.
On sait bien que les "traitements psychiatriques" ne sont pas curatifs; il est tout aussi notoire que les psychiatres ne peuvent se soucier des manifestations résiduelles des maladies mentales et de leurs multiples conséquences, puisqu'elles surviennent avant, pendant, mais aussi après qu'ils aient "fait tout ce qu'ils pouvaient". Les psychiatres ne sont pas des assistants sociaux, c'est évident. D'où il semble découler, de manière tout aussi évidente pour ce psychiatre, que la "santé mentale", ce n'est pas simplement l'absence de maladie mentale (en l'absence de psychiatres), ce serait aussi tout ce dont les psychiatres n'ont pas à s'occuper quand ils ne sont pas là, c.q.f.d. Mais alors et dans ces conditions, que diable les psychiatres iraient-ils faire dans cette galère? Pourquoi, s'ils se disent médecins, s'occuperaient-ils de "santé mentale"?